18 janvier 2007
Trois jours au village de Goulanda
Au sud d'Ouagadougou nous partons au village par la route qui mène au Ghana, après une centaine de kilomètres, nous quittons la route goudronnée pour cinquante kilomètres de piste. Une route toute droite, traversant un paysage très aride parsemé de village. Depuis le départ notre voiture ne semblait pas en grande forme (la marche arrière ne marchait plus), c'est a quatre kilomètre de l'arrivée que nous avons été obligé de s'arrêté, lorsque la fumée sortait du moteur!!! Après quelques minutes de repos pour la petite 205 Peugeot, nous sommes repartis tant bien que mal et sommes tout de même arrivé à bon port !
Il faut savoir que le village s'étend sur plusieurs kilomètres, c'est au village que nous trouverons un ou deux marchands mais les habitations et plus exactement les cours familial se situe tout autour. A notre arrivé, où nous étions très attendu, l'accueil fut très chaleureux tout les membres de la cour étaient présent pour nous souhaiter une bonne arrivée !
Petite explication sur l'organisation de la cour, nous venions donc voir la grand-mère d'Abdoul, sachant qu'au Burkina Faso la polygamie est pratiquée depuis des décennies, sa grand-mère est donc la première femme de son grand père, qui en a eu quatre au total. L'intérieur de la cour familial est organisé aussi en cour pour chaque femme (à voir sur les photos), que j'appellerais petite cour, afin de mieux comprendre. Chaque petite cour dispose de sa cuisine, sa latrine et son grenier (endroit où l'on conserve le mil), ensuite il y a la case de la grand-mère, et 2 à 3 autres cases selon les membres de la famille qui vivent encore au village, généralement une case pour chaque fils, les filles dorment avec leur mère jusqu'au jour de leur mariage où elles partiront vivre dans la cour familial de leur mari.
A peine sortie de la voiture une des grands-mères ma attrapé par la main m'a fait traverser toute la cour pour m'accompagner à la petite cour de la grand-mère d'Abdoul. Les enfants ont pris les bagages, peu de temps après les premières salutations on nous a offert du "zom kom" boisson traditionnelle pour souhaiter la bienvenue, la femme qui prépare boit dans le saladier avant de l'offrir comme preuve qu'il n'y a pas de danger !
Au village, généralement il n'y a qu'un seul repas par jour, du "to" et de la sauce, le riz étant un plat de luxe, j'ai donc mangé du "to" mais vu que je suis une nassara j'ai eu le privilège de manger du riz, trop bon d'ailleurs.
Comme la coutume ce doit en fin de journée, nous devions aller saluer les cours voisines. Abdoul, Haoua (sa sœur), Moufou (son cousin) et moi avons donc repris la 205 après l'avoir poussé puisqu'il n'y avait toujours pas de marche arrière, et une attente d'une quinzaine de minutes pour qu'elle veille bien avancer. Forcement la suite est évidente nous sommes tombé en panne, on a poussé la voiture sur un bon kilomètre, afin de retrouvé la piste, et surtout de pouvoir contacté un mécano qui est bien entendu a une vingtaine de kilomètre. Perdu au milieu de nulle part, vous connaissez Bagdad café et bien c'était pratiquement ça!!! Après trois heures d'attente on nous annonce que c'est le disque d'embrayage, et pour réparer il faut soit aller à ouaga soit à 70 kilomètres de piste, la nuit étant tombée nous décidons d'attendre le lendemain, et payons un gardien pour la voiture.
Nous voila donc repartis à pied pour 4 kilomètre au village à la lampe torche. A mis chemin deux gars en vélo sont passé coup de chance, pour Haoua et moi, ils avaient des portes bagages! Je vous assure ça fessait des années que je n'avais pas fait de vélo, encore moins dans le noir sur des chemins parsemé de trous! Le gars qui ne parlait pas très bien français, a su que je venais de France du coup il m'a parlé de Zidane pendant une demi heure!! Bref une journée bien remplie et une nuit bien méritée!! Le matin, les "hommes" sont partis à l'aube pour faire réparer la voiture, et moi comme il est de coutume je suis allée saluer dans chacune des petites cours!! Les gens sont charmants et malgré la pauvreté et la misère qui les entourent il vous offre des cadeaux, hé oui, j'ai eu deux poulets et un coq vivant bien sur, Mumm j'adore! J'ai eu aussi des pastèques et des arachides! C'est vraiment bien de vivre au cœur d'une cour c'est le meilleur moyen de découvrir et comprendre la vie africaine, et plus particulièrement burkinabé, sachant qu'elle varie un peu selon les ethnies. Le village de Goulanda est un village "bissa" mais je ferais bientôt un article sur les ethnies. Notre retour n'a pas été non plus sans problème de voiture, puisque nous avons fait 50 kilomètre bloqué en troisième, afin d'arrivé au moins a une ville avec mécano, est la c'est la boite de vitesse qui a fait des siennes!
C'est une vraie aventure que de partir trois jours au village!!!
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=179376&pid=3729892
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :









